dimanche 21 juin 2009

Réflexion: Amateurs d'arts et supporters, par Mario


Les supporters de foot viennent de Mercure, les amateurs d’art de Pluton...


Comme j’ai pu l’expliquer dans mon précédent travail, un grand nombre de choses distinguent le football (et à fortiori le sport) de l’art contemporain. Si ce travail ciblait plus généralement ces deux domaines, j’aimerais cette fois observer les codes de chaque parties, les différences au niveau individuel afin de définir ce qui, au fond, caractérise et donc rends différent les amateurs d’art contemporain et les supporters d’une équipe de football. Pourrais-t-on initier chacun d’un à l’intérêt du second ? Seraient-ils prêt à franchir le pas ?

Tout d’abord, le supporter de base. La plupart du temps, il est assez extraverti, passionné et bon vivant (dans tous les sens du terme). Le football et son équipe préférée occupe une grande place dans sa vie et lui sert de lien social avec un grand nombre de ses amis. Qui se ressemble, s’assemble. C’est bien connu ! Un supporter est foncièrement de mauvaise foi (« C’est de la faute de l’arbitre qu’on a perdu ! »), borné et il a toujours un avis fort prononcé sur les choses (« Ou c’est blanc ou c’est noir ! », « Tu es avec le standard ou tu es contre le standard ! »). Le sentiment du « supportariat » en lui-même est pourtant une chose assez difficile à expliquer, à décrire, à quelqu’un qui ne l’a jamais vécu. Comme beaucoup de passions, il n’a pas forcément d’explication. C’est un engagement fort et totalement gratuit (le supporter n’a rien à y gagner, à part une satisfaction personnelle) envers onze bonshommes en short qui se disputent un ballon. La victoire de son équipe lui donne alors l’impression de faire partie de « la bonne moitié des gens », les vainqueurs. Le supporter vit en commun de grandes émotions liées aux résultats de son équipe. Il n’est pas rare de voir des hommes effondrés dans les tribunes après une défaite, aux anges après une victoire, en rare après une injustice ou tout simplement fier d’appartenir au « kop » (groupe de supporters fidèles) d’une équipe performante. Chacun de ses sentiments se vit d’autant plus fort en grand nombre.

L’intellectuel amateur d’art, quant à lui, est plus à l’aise dans un milieu tranquille, silencieux, propre à la réflexion. Sa passion exige de lui une concentration minimale afin de profiter de chaque occasion pour découvrir sensation, ouvrir une nouvelle piste de réflexion ou favoriser une prise de conscience personnelle. Le monde de l’art contemporain est un domaine assez peu populaire, l’intellectuel fait donc partie d’une petite élite. Il a tendance à analyser tout ce qu’il verra, à poser le pour et le contre, à faire usage de psychologie pour comprendre au mieux chaque situation. Toujours à la recherche d’une nouvelle expérience, l’intellectuel a développé, grâce a l’art, un sens de la remise en question et une ouverture d’esprit hors norme.

Qu’est ce qu’il se passerait si on les échangeait dans leur rôle respectif ? Un mauvais script de téléréalité, dites-vous ? Intéressant, tout de même… Le supporter dans une galerie d’art contemporain du type « white box », et l’amateur d’art dans la tribune kop du standard.

Ce dernier, sans être vraiment enchanté d’être là, prendra le tout comme une expérience de plus et se laissera prendre au jeu. Tant et si bien qu’il se pourrait que certains aspects, certaines émotions, certaines montées d’hormones lui plaise vraiment. Il est vrai après tout qu’une fête reste une fête. L’ambiance surchauffée, la poussée de fièvre lors d’un but, les accolades avec des inconnus à la fin des matchs sont autant d’expériences qu’il fera volontiers on y prenant, sait-on jamais, un certain plaisir. Il faut dire que regarder du foot ne demande pas de réel effort mental, pour peu qu’on connaisse les règles. Et relâcher sa cervelle de temps en temps de fait pas de mal ! Le supporter que l’on arracher à son stade bouillonnant pour le mettre chez Nadja Villenne se demande un peu où il est tombé ! Il a encore les oreilles qui bourdonnent, alors qu’il pose les yeux sur des œuvres d’art contemporain. Sans la moindre explication ou initiation aux codes pour le moins complexe qui régissent ce milieu, il ne comprend pas, et finit par ne pas voir l’intérêt. Comme tout le monde dans le même cas, il se lasse de ne pas comprendre et finit par rejeter ce qu’il ne trouve pas être de l’art (« Ce n’est pas beau, un gamin ferai la même chose que je ne l’applaudirai pas! »). N’ayant pas la même ouverture d’esprit que l’intellectuel, l’effort lui semblerait trop important à faire et il baisserait vite les bras. Il ne verra pas l’intérêt de remettre en question son credo ou ses gouts en matière d’art pour si peu. En revanche, avec quelques mots d’explication, il pourrait comprendre un peu la logique suivie par les artistes, et se rendre compte que ce n’est pas si insensé que cela, l’art contemporain (sans pour autant vouloir s’éterniser dans la galerie, il y est presque en apnée !).

Enfin, j’estime malgré tout que chaque mode de vie apporte à celui qui la pratique certaines qualités. Le supporter, par exemple, aura souvent un avis assez tranché sur les choses, son choix de partie est clair et net. Il est aussi très à l’aise en communauté. L’intellectuel, quant à lui, a développé un sens de la concentration et de réflexion assez poussé. Il est aussi capable d’une certaines remise en question de lui-même et de ses connaissances.

En conclusion, je pense que les deux parties ne ressentiront pas la même aisance à changer de milieu. S’intéresser à des choses qui, à priori ne nous intéressent pas n’est pas chose facile. Cependant avec un peu d’efforts et une certaine tentative de compréhension des mœurs d’autrui, on peut se rendre compte que cette personne n’est pas aussi farfelue qu’on le pensait. Cette saine tolérance mutuelle pourrait et devrait faire place au déni pur et simple de l’existence de l’autre qu’on ne peut que trop souvent remarquer.


Mario Di Miceli


Jaromir Novotny


Visite de la galerie Geukens & De Vil, Anvers



Parmi les nombreuses galeries que nous avons visité à Anvers, c'est celle de Geukens & De Vil. Après avoir traversé une grande porte vitrée, nous entrons dans une White Book silencieuse. Au mur, quelques peintures dans les tons foncés de Jaromir Novotny. La galerie est composée également d'une autre pièce à part. Il s'agit d'une Black box, par ses murs peint en noir et son ambiance très sobre. A l'intérieur sont disposés plusieurs meubles (canapés, télévision, lit, lampe,...) très connues dans le domaine artistiques et dont les tons s'allient très bien avec le fond noir.


En comparant les tableaux, j'ai remarqué qu'il y avait de fortes similitudes entre ceux-ci. D'abord, l'artiste travaille sur les mêmes tons sobres qui vont du noir au mauve. Ceux-ci font pensez fort aux couleurs du deuil et de la mort. Ensuite, l'artiste choisit de diviser sa toile en formes géométriques qu'il badigeonne ensuite de couleurs avec un léger débordement couleur. Enfin, il y a toujours des contrastes entre les couleurs sombres avec parfois, une touche de clarté.


Par ces débordements or de la toile, je pense que l'artiste a voulu en quelque sorte sortir de la toile et des codes établis. Cette manière de s'opposer au codes, je pense qu'il l'accentue par ses coups de pinceaux brutaux. Puis, j'ai l'impression que la manière de peindre et le choix des couleurs est aussi une stratégie pour qu'on ne classe pas trop vite l'artiste dans un mouvement telles ces formes géométriques qui nous ferait penser au cubisme.


Réflexion: l'art et le foot, par Mario

Le sport de haute niveau et l’initiation à l’art contemporain : impossible ?



Que peut-on trouver de plus différent que le football et l’art contemporain ? A quoi pourrait bien ressembler quelqu’un qui s’intéresse au deux ? Quand on y réfléchi, en tel « métissage » semble improbable, pas tout à fait…



Tout d’abord le football, le sport le plus populaire du monde, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens du terme. Considéré comme sacré dans certains pays, le football ne fait pas l’unanimité, certaines personnes pensent peut-être simplement que les règles sont stupides, d’autres diront que c’est primaire d’aduler certaines personnes pour la taille de leurs muscles, d’autres encore diront simplement que c’est un monde de « charlatans », de m’as-tu-vu.

Ensuite l’art contemporain, un domaine particulièrement pointu dans le monde déjà fort intellectuel de l’art. Considéré comme un business par les spéculateurs, le contemporain est un univers assez hermétique auquel il faut être initié. Assez élitiste, le milieu de l’art contemporain grince toujours des dents lorsque la fameuse Remarque survient : c’est de l’art ce truc ?! Un gamin de 5 ans fera pareil

Ainsi ces 2 mondes, à des lustres l’un de l’autre, ne semblent pas avoirs d’amateurs communs. Et pourtant…

J’ai toujours joué au foot, et aussi loin que je me souvienne ma garde robe a toujours contenu des maillots à l’effigie des plus grands footballeurs. Cette passion du sport m’a été transmise des mon plus jeune âge par mon père. Aujourd’hui, j’essaye de faire de cette passion mon métier. J’ai entraînement 6 fois par semaine, et un match le week-end. Je suis donc baigné, depuis tout petit, dans l’ambiance si particulière qui règne autour des terrains de foot.

Grâce à une étroite collaboration entre mon club et mon école, ces nombreux entraînements n’empiètent pas sur mes heures de cours. Ainsi , je ne suis pas obligé de choisir trop tôt entre le sport de haut niveau et les études.

Mon option, le cours d’art d’expression m’initie cette année à l’art contemporain et à ses règles assez complexes. Je découvre donc, par le biais de nombreuses expositions, les codes pour comprendre les artistes et leurs messages. Je suis donc la preuve vivante que tous les stéréotypes cités ci-dessus ne sont pas toujours avérés.

Les différences entre les deux mondes sont pourtant indéniables.

Le football, à l’image du sport en général vise un divertissement de spectateur, une période de relaxation après le travail, assez comparable au visionnage d’un film. Le contemporain est loin d’être facile à comprendre et demande de la réflexion. C’est parfois un casse-tête comportant un message caché. Il vise une prise de conscience par la réflexion, et donc toute une gymnastique cérébrale.

Les grands noms du football sont reconnus pour leurs aptitudes physiques, leur habilité à maitriser leur corps dans la pratique du sport. Les grands artistes sont jugés sur la qualité de leur message et par la façon de faire passer celui-ci. Le milieu du foot ne recèlent pas (il faut l’avouer) d’un grand nombre d’intellectuel, tandis que c’est les intellectuels qui régissent le milieu artistique. Lorsqu’on fait du sport, on bouge on crie on se dépense, tout cela est très physique. Lors de l’étude d’une œuvre d’art il faut être particulièrement attentif et faire preuve de bonne volonté pour vouloir apprendre.

Du coté personnel, je dirais que le football m’apporte la capacité de me surpasser, d’aller au-delà de mes forces. Il développe l’esprit de compétition en parallèle de l’esprit d’unité autour d’un même écusson. Il est un moyen de faire de nombreuses connaissance et maintien des liens entre les amateurs. Il est un catalyseur de vie sociale ainsi qu’une soupape pour la pression quand celle-ci est trop forte.

L’initiation à l’art contemporain m’apporte des choses totalement différentes. Jusqu’à présent, en découvrant petit à petit ses différents aspects, je me suis mis en face de mes idées reçue, j’ai remis en question des choses que je croyais acquises. Cela me permet par la même occasion de pouvoir prendre beaucoup plus de recul sur tout un tas de choses qui ne m’auraient pas parut suspectes autrement.

Je ne suis pas sur par exemple que sans l’ouverture d’esprit que me permet l’étude de l’art, je puisse remettre une seule fois en questions tout ce que je connais sur le foot. Je dirais même plus, je n’aurai pas pu parler du football de manière critique sans avoir appris à critiquer sérieusement et objectivement quelque chose. Illustrons par un exemple concret :

Chaque année en Italie se publie le nouveau « garateo » qui sont les règles générales de bon savoir-vivre. Ma grand-mère, comme toute personne âgée, est très attentive à ce genre de chose. Et cette année surprise ! Il est écrit que l’on ne doit plus se dire bon appétit avant de manger. Depuis le jour où elle l’a lu elle n’a plus dit bon appétit à personne ! Je ne peux m’empêcher de faire le lien entre son comportement et le comportement du peuple soumis au régime de Big Brother dans le roman 1984, qui accepte de considérer que 4 devient 5 à partir du moment où le message émane de Big Brother.


Cependant contrairement à ce que l’on peut croire, le football et l’art peuvent avoir des points communs. Beaucoup d’intellectuels sont souvent scandalisés d’apprendre que David Beckham gagne assez d’argent en un an pour nourrir tout un pays affamé d’Afrique. Il faut le reconnaitre c’est un excès ! Cependant il fallait voir la tête de certains fans de football quand je leur disais que Jacques Lizène a vendu pour des sommes astronomiques des toiles sur lesquelles il avait étalé ses excréments. La meilleure réaction que j’ai obtenu fut : « Si j’avais su, j’aurais gardé mes feuilles de papier toilettes de coté ! ».

Tout cela pour dire que combiner deux choses opposées peut parfois être bénéfique. Le football et les études demandent de l’assiduité et de la concentration presque similaire l’un à l’autre. Les stéréotypes et les clichés peuvent être balayés lorsque les deux parties sont prêtes à faire preuve de bonne volonté et de compréhension. Si tout le monde pouvait avoir deux points de vue différents avant de prendre son credo, je pense que le monde se serait passé de quelques conflits plus importants.


samedi 20 juin 2009

Réflexion par Mélanie

Comment les femmes artistes s'expriment-elles ?

Après analyse de deux artistes féminines, nous nous sommes rendues compte que leurs manières de s'exprimer en tant que femmes étaient totalement opposées.
Annette Messager n'hésite pas, par l'intermédiaire d'installations choquantes et repoussantes, à exprimer son point de vue sur la condition de la femme. Pour cela, elle utilise des techniques caractéristiques de la femme tel que la broderie et la couture.
A l'inverse, Marianne Ponlot reste une femme discrète qui ne cherche pas à s'imposer ni à imposer ses idées, elle ne veut en aucune façon provoquer le spectateur. Elle inspire plutôt à l'harmonie et au calme.
On se pose dès lors la question de savoir : Quel est le mode d'expression le plus pertinent ?


Aujourd'hui encore, de nombreux clichés sont présents quant au travail de la femme. Certaines personnes tiennent des propos tel que: "Voilà un travail typiquement féminin !". Pourtant, une œuvre ne devrait pas être classée en fonction de son caractère masculin ou féminin, cela est absurde ! Certes, il y aura toujours une sensibilité différente. Si les femmes s'expriment par la couture, la broderie... c'est sans doute pour exprimer une certaine qualité que l'homme ne possède pas.


Cependant, de nombreuses femmes artistes font le choix de ne pas s'exprimer par l'intermédiaire de pratiques typiquement féminines, car pour elles, c'est se rabaisser et se sentir inférieur par rapport à l'homme. Alors, elles essaient d'adopter une pratique semblable à l'homme pour se sentir mieux admise dans le cercle de l'art. D'autres assument entièrement leur statut de femme, mais ne supportent pas les clichés qu'on a depuis toujours à leur égard. Dès lors, elles décident de bousculer ses idées préconçues par les travaux féminins pour montrer que l'art féminin peut être tout aussi interpellant que l'art masculin, même en utilisant un bout de ficelle.


Les œuvres d'artistes reflètent la personnalité et le caractère de l'artiste. Marianne Ponlot fait des œuvres "douces", car cela fait partie de sa personnalité. Ainsi, étant de nature joyeuse et souriante, celle-ci aurait du mal à produire des œuvres de l'envergure de celle d'Annette Messager. Lorsque nous voyons les œuvres d'Anne Denis exposées aux Brasseurs, celles-ci sont délicates et reflètent bien la personnalité fragile et timide de l'artiste.


Pour conclure, qu'importe que l'œuvre agisse brutalement ou non sur le spectateur, car toutes ces femmes ont quelque chose à revendiquer. Le message passe tout aussi bien par l'utilisation d'animaux naturalisés ou des installations en harmonie avec la nature. Ce qui change, c'est le temps nécessaire à la compréhension de l'œuvre.


Réflexion sur l'art, par Rebecca

Sujet : la condition de la femme dans l'art contemporain.

Nous avons choisi de nous tourner sur le thème de la femme et sa condition dans le monde de l’art. Si nous avons choisi ce thème c'est qu'en tant que femme, nous nous sommes aperçue qu’il y avait majoritairement plus d'artistes masculins dans le monde de l'art que d'artistes féminins. Néanmoins, les femmes jouent un rôle important dans la création contemporaine. Elles constituent un facteur important du développement artistique de notre époque, mais de grands progrès restent à effectuer dans ce domaine car elles restent largement minoritaire. Cette évolution et cette constitution d'une histoire de l'art tenant compte de la participation des femmes dans la création artistique ont permis l'émergence d'artistes féminins contemporaines. Cependant ce ne fut pas toujours le cas.

Longtemps, la femme n'eut comme place dans l'art que celle de sujet, de thème ou d'objet. Les femmes furent écartées de la production artistique notamment car seuls les hommes avaient l'opportunité d'accéder à l'apprentissage artistique. Néanmoins, les femmes créent de l'art depuis toujours mais elles bénéficiaient d'une telle discrimination qu'elles restaient anonymes ce qui ne facilita pas le travail des historiens de l'art pour insérer la femme dans le monde de l'art.

Lorsque la femme fût reconnue comme artiste, un autre problème se posa. On se hâta de caser les artistes féminines dans un genre artistique à part entière appelé « art féminin ». Cette attitude de renvoyer l'art féminin à une notion de fragilité causa le manque de reconnaissance des hommes face au travail artistique des femmes. Aujourd'hui, on remarque deux grandes tendances dans la création artistique des femmes : l'intégration d'une dimension dite féminine ou au contraire le refus d'une intégration dite féminine.

On peut donc conclure que l'art contemporain a permis à la femme d'accéder au monde de l'art en tant qu'artiste et plus en tant qu'objet. Cependant, il reste de nombreux progrès à faire notamment dans la reconnaissance qu'on leur attribue face à leur travail artistique.

Concrètement, l'art c'est quoi?


Qu’entendons-nous lorsque nous parlons d’arts plastiques ? L’art contemporain est un domaine très vaste. En effet, l’art ce n’est pas seulement de la peinture projetée sur une toile ou alors une sculpture qui exploite différents domaines. L’art est un moyen d’expression de l’artiste qui s’exprime par divers moyens. Ainsi, il affiche son point de vue aussi bien par l’intermédiaire du cinéma en utilisant un langage cinématographique approprié ou par le théâtre en mélangeant les genres. L’art est donc un domaine qui n’est pas fixe et d’années en années subit des transformations suite à l’apport de nouvelles théories.
Le blog mondeap-art2

Aglaia Conrad


La galerie Nadja Vilenne : premier pas sur le chemin de l’art

Cette galerie d’art contemporain ne reçoit aucune subvention. C’est un endroit avec peu d’œuvres (minimaliste), tout le contraire de galeries « commerçantes ». L’endroit est sobre et dépouillé, il ya une sorte de froideur, de brutalité ...Toutes les deux semaines ils ont un acheteur ce qui est peu pour faire marcher la galerie cependant celui-ci achète énormément.

La galerie Nadja Vilenne c’est d’être l’intermédiaire entre l’artiste et le « grand public ».Ce public est assez restreint mais il est passionné. La galerie Nadja Vilenne ne travaille qu’avec peu d’artiste .Cependant ils suivent les artistes choisis jusqu’au bout, discutent avec eux de leur œuvres et gèrent leurs expositions. Il ya deux types d’expositions, il y a celles où sont exposées des œuvres de différents artistes et celles qui comme Nadja Vilenne sont monographiques c'est-à-dire qu’ils n’exposent qu’un artiste. En ce moment c’est l’artiste autrichienne, Aglaia Konrad qui expose ces différentes œuvres en rapport avec l’architecture. C’est une artiste plasticienne qui pose un regard sur la société à travers l’architecture .Elle voyage dans le monde entier et prend des photos. Elle prend toutes les approches possibles, en ne faisant pas attention au cadrage et autres effets techniques .Au fil du temps Aglaia se rend compte qu’elle fait des photos de tours identiques. Ce qui veut dire que c’est UNIVERSEL. A travers ses photos, Aglaia va restituer sa propre vision du monde. On peut voir dans ces grandes tours quelque chose d’humain.

La première illustration d’Aglaia c’est cette escalier avec du béton brut et une architecture qui paraît ne pas l’être .C’est une photographie dans l’image, c’est à dire que l’on peut rentrer dans l’image .L’image est coupée en trois bandes qui ne sont pas collées au mur donc qui sont flottantes. On peut donc dire en quelque sorte que le béton devient flottant et léger. Cela permet de mettre en valeur la forme très organique de l’image.

Cette image est plus de la sculpture, avec des formes particulières que de l’architecture

Sur ces diapositives qui montrent des bâtiments en parallèle, il y a une expérience physique de l’image, qui nous donne différentes impressions et nous interpelle. Les 80 photos sont toutes bonnes. On en privilège pas l’une par rapport a l’autre. Il ya des décalages, des détails qui changent sur chaque diapositive. On remarque qu’il y a les mêmes conceptions de l’architecture de par le monde. De nouveau c’est une image fluide, flottante. Il y a toute une réflexion faite sur les impressions, l’architecture….

Films, livres, images diapositives. . Tout type de support est utilisé dans cette œuvre. Elle nous montre une maison d’un chimiste, c’est une maison inscrite dans la nature. La maison n’avait aucun plan précis, ils ont sculpté les formes puis ils y ont aménagé l’intérieur. Cette maison, burlesque, nous fait revenir à nos sources. C’est une architecture organique, où on se retourne vers la nature (la forme, l’architecture, l’intérieur mais aussi l’extérieur).L’architecte Jaques Villet et un sculpteur et l’ingénieur Greish se sont associés pour créer une maison tout en modernité (béton) qui se rapproche vraiment de la nature .Cette maison ressemble à une caverne. La lumière est comme à cette époque, il n’y a que le béton sculpté comme modernité .Au fils du temps, le béton change de couleur, verdit. Les fenêtres sont taillées par rapport au béton. Les habitants de cette maison ne voulaient pas être dérangés et restés dans l’inconnu. L’artiste Aglaia a respecté cela. La manière dont elle filme nous montre une certaine distance avec l’architecture. Elle ne la sublime pas, ni la déprécie. L’artiste film en caméra épaule c’est qui fait naître une opposition car d’un côté elle « épouse » l’architecture et d’un autre elle est distante avec son regard qui ne suit pas l’architecture de la maison. Qui plus est, Aglaia a travaillé en 16 mm (année 60) ce qui donne un grain assez particulier (beaucoup mieux que le numérique mais plus dur). Cependant elle a numérisé et n’as pas voulu faire de montage, donc les plans sont cassés par des flashs ce qui parait surnaturel. Sur le film, elle a privilégié l’image au son. Pour créer une ambiance, il ya une installation bien spécifique, un rideau qui laisse passer peu de lumière et qui rend la pièce plus intime.

Photo de la « maison bulle », c’est une maison retrouvée dans la nature recouverte de verdure. Les huit photos ne valent rien sans la présentation. Le travail c’est l’installation des photos pour avoir une perception claire du sujet. Chaque détail compte. L’artiste décide de l’emplacement de tout et cela doit rester comme ça. C’est lui qui fixe les limites. Les œuvres ne sont pas décoratives et donc ne peuvent être modifiées pour coïncider avec la couleur d’un salon. Il y a un protocole à respecter pour la transition des œuvres. Quand elles passaient de mains en mains, rien ne doit changer.

20 000 euros pour les 8 tableaux

700 euros pour l’image de l’escalier en béton

Le prix est élevé car il y a le voyage, la production et le temps qui sont chers. Les collectionneurs soutiennent les artistes pour qu’ils puissent continuer artistiquement, et donc achète leur œuvres a prix fort .Les artistes qui ont de la main d’œuvre se basant sur l’argent ce n’est plus de l’art expérimental. La spéculation sur les prix des œuvres n’est plus également dans le domaine de l’art. L’art a une valeur économique mais ce n’est pas le principal. L’œuvre d’art est destiné à se faire voir.

Parfois, un œuvre invendue datant de 40 ans peut être achetée de nos jours. Cette œuvre était trop radicale à cette époque puisque les mentalités ont changé, cette œuvre peut être vendue.

Dernière œuvre « Pont de pierre » c’est un rassemblement de minéraux, c’est la nature qui crée les différents minéraux. Parfois, on croirait que certaines pierres ont été créées par l’homme. Car elles sont bien structurées, et ont des formes diverses et calculées. Cependant, c’est belle et bien la nature qui a crée ces minéraux. Ceux-ci sont plas sur des plaques avec des isolants il n’y a aucune classification.

Dans les œuvres il n’y a pas de message, l’artiste nous donne l’image c’est tout. On ne peut pas dire qu’une image est « belle » car la notion de beauté évolue d’année en année.