jeudi 28 mai 2009

visite collective Flux : Yves Piedboeuf présenté par Marie


Pouvoir participer à l'art contemporain


Nous sommes allés visiter une exposition d’Yves Piedboeuf à l’espace Flux. J’ai été étonnée d’apprendre qu’une galerie d’art peut se situer dans une maison d’habitation. J’ai donc pu comprendre que ce qui fait que l’œuvre est art n’est pas vraiment l’endroit mais plutôt l’œil du spectateur. L’art contemporain peut survivre partout si on sait l’imposer et dire voila, ça c’est de l’art. C’est l’œil qui fait l’art, ce n’est pas la galerie.

Ce qui m’a plu est de pouvoir avoir plusieurs visions de la même toile comme par exemple, voir d’abord les troncs des arbres en rouge et puis en noir, pouvoir regarder la toile dans l’autre sens… Avec Yves Piedboeuf, nous ne sommes ni réellement dans le figuratif, ni dans l’abstrait et il arrive à nous plonger dans un univers assez particulier.

Les peintures d’Yves PiedBoeuf représentent des souvenirs d’atmosphères de ses voyages, il n’essaye pas de faire passer un message précis à travers ses peintures mais on peut tout de même découvrir le thème aborder. De plus, l’artiste réalise ses couleurs lui-même, ce qui nous renvoie au rapport à la nature. Notre regard traverse une forêt.

Ce que j’ai retenu de cette exposition, c’est que comme le disait l’artiste : «l’œuvre ne se suffit pas à elle-même, elle devient dynamique avec l’œil du spectateur ». L’art contemporain est remplie de surprises, il n’y a pas de règles de codes qui disent quoi faire. C’est l’artiste seul qui décide de son œuvre et d’un message. D'ailleurs, l’artiste prend le choix de ne pas choisir un sens définitif de vue à ses peintures. Le spectacteur est libre de la contempler dans n'importe quel sens.
Marie Van Hoorebeke, Flux


mardi 26 mai 2009

Visite du Flux: Nathalie Guilmot présenté par Julien


Nathalie Guilmot, un travail hors du commun!

Ce vendredi 15 Mai j'ai eu l'occasion de me rendre à l'espace Flux. Les œuvres de Nathalie Guilmot sont assez différentes les unes des autres. Il y a des petites sculptures, des sortes de coussins rembourrés et sculptés grâce à des fils, mais aussi de la couture sur carton de maquettes. Le travail de cette artiste est impressionnant, car il n'est pas facile a comprendre.

J'ai décidé de m'attarder sur deux sculptures en terre cuite faisant penser à des petits fauteuils: l'extérieur est de couleur kaki et le renfoncement, la partie assise du "fauteuil", est peint avec différentes couleurs ( rose, du rouge et du bleu). Ces sculptures sont placées devant un miroir. Chacune possède le sien. On peut ainsi distinguer l'arrière de la sculpture qui est de la même couleur que l'extérieur du "fauteuil". Ce qui est intéressant avec ces œuvres, c'est qu'elles changent selon la position que vous adoptez par rapport à elles, vous ne la verrez pas deux fois de la même manière, sauf si vous restez à la même place. Ce procédé permet au visiteur de participer, d'interagir avec l'oeuvre et de lui faire prendre conscience de la réalité qui l'entoure.

Malgré le fait que je ne sois pas assez qualifié pour critiquer et donner mon avis sur le travail de Nathalie Guilmot, je trouve que ce que j'ai vu était fort touchant. En effet, cela me donnait l'impression de faire partie en quelque sorte de l'œuvre: rien qu'avec la position que j'occupais je pouvais changer celle-ci.

Julien Penasse, Flux

jeudi 21 mai 2009

Visite Mukha : Jacques Lizène par Perrine


" Suivez le guide!"

Ce jeudi 26 mars 2009, nous sommes allés visiter le MuHKA sur une exposition de Jacques Lizène, "ce petit maître liégeois de la fin du 20ème siècle » comme il aime tant s’appeler, maître également de la médiocrité. J'ai décidé d'analyser une de ses vidéos nommée « Art comportemental déambulatoire ».

Si on n’analyse ces deux séquences, Jaques Lizène incarne quelqu’un. Tout comme le titre l’indique, c’est qu’il fait, c’est de l’art. Il joue sur son comportement, il déambule, car il ne reste pas statique, mais il est en mouvement. Il a le doigt tendu, comme pour nous montrer la direction qu’il faut prendre, car son doigt est tendu, mais il n’est pas tendu dans le sens qu’il ne prend pas, il le précède, il lui montre la voie à prendre.

Selon moi, je dirais que Jacques Lizène, dans cette œuvre, joue un rôle. Il essaie peut-être de nous montrer la bonne voie, comme utiliser les escalators dans un sens comme dans l’autre, et utiliser le passage pour piétons au lieu de traverser en plein milieu de la route comme certains pourraient le faire sans se préoccuper des voitures. Cela peut d’ailleurs faire penser à une autre de ses vidéos :"
Passage pour piétons (1983) "
Pour moi, cette vidéo serait donc un peu moraliste, mais utile, surtout la partie avec le passage pour piétons.

Perrine Thonon

Visite Mukha: Jacques Lizène présenté par Mélanie

L'art croule l'art


" Sculpture nulle, antiquité contemporaine (2008) avec projection vidéo d’art auto- publicitaire(1975) est un meuble baroque coupé en deux surmonté d'un miroir. Dessus, une bouteille de champagne renversée et un tiroir laissant s'échapper une télévision projettant une performance de Jacques Lizène. "Collectionneurs avertis il vous faut acquérir un Lizène d’art médiocre pour mettre en valeur, par opposition, vos mobilier de qualité et vos tableaux de maîtres ».


Lizène oppose le monde de la bourgeoisie avec sa panoplie de collectionneurs d'antiquité où tout est grandiose et spectaculaire, à celui de l'art contemporain. Il se moque de ce milieu qui contemple et s'extasie devant n'importe quoi. Ainsi, il détruit un meuble chic en abîmant l'acajou par du champagne renversé. Dès lors, le meuble perd de sa valeur, se fend et s'écroule en deux avec son miroir, car il est englouti par ce liquide qui ébranle ses valeurs. Et pour désublimer la vision du meuble, il le ridiculise en collant sur le miroir un portait génétique. Dans la sculpture génétique nous retrouvons encore cette opposition entre le fantastique et le sublime représenté par une figure orientale, en confondant le milieu et le visage de deux personnages. Jacques Lizène encore une fois atteint son but de désacraliser le système de l'art avec ses discours esthétiques et sa prétention en réalisant une œuvre prônant la nullité mais qui échappe à toutes critiques fondées sur le jugement.


Mélanie Appeldoorn, Mukha


mercredi 20 mai 2009

Visite de la galerie Geukens à Anvers: présenté par Mélanie


L'art, du coloriage d'enfant ?

Nous sommes rentrés dans la galerie Geukens & Devil . Après avoir traversé cette grande porte vitrée, nous pénétrons dans une White Box silencieuse. Très vite, en comparant les tableaux, j'ai pu remarquer qu'il y avait de fortes similitudes entre ceux-ci. D'abord, l'artiste travaille sur les mêmes tons sobres qui vont du noir au mauve. Ceux-ci font pensez fort aux couleurs du deuil et de la mort. Ensuite, l'artiste choisit de diviser sa toile en formes géométriques qu'il badigeonne ensuite de couleurs avec un léger débordement couleur. Enfin, il y a toujours des contrastes entre les couleurs sombres avec parfois, une touche de clarté.

Par ces débordements or de la toile, je pense que l'artiste a voulu en quelque sorte sortir de la toile et des codes établis. Cette manière de s'opposer au codes, je pense qu'il l'accentue par ses coups de pinceaux brutaux. Puis, j'ai l'impression que la manière de peindre et le choix des couleurs est aussi une stratégie pour qu'on ne classe pas trop vite l'artiste dans un mouvement telles ces formes géométriques qui nous ferait penser au cubisme.

Mélanie Appeldoorn, galerie Geukens&Devil

Visite des Brasseurs : Anne Denis présenté par Rebecca


Une exposition remplie de nature


Anne Denis ne vit pas au milieu de la nature mais c’est en faisant l’expérience de vie d’être au milieu de la végétation, qu’elle se construit des souvenirs, un monde à part entière pour nous présenter ses toiles aussi surprenante.

C'est donc en quittant la ville et en se promenant qu’elle produit des tableaux remplis de couleurs. Elle recherche une sensation avec la nature, elle se redécouvre elle-même étant dans un environnement rempli d’air frais. Elle profite de ses sensations, ses émotions, sa pensée et qu’elle créée de nouvelles formes.

Anne Denis ne prévoit pas de faire des toiles, c’est au moment même qu’elle se laisse aller et que la couleurs se joint à son art. C’est de là que vient sa particularité, le dessin par les souvenirs, la sensation de nous plus se métriser. Aucune règle ne la limite à sa créativité. Elle appelle frontière mouvante le lien entre corps et conscience. Elle ne pense pas à faire alors que tout le monde prévoit de faire quelque chose. Son corps la guide dans son mouvement et de temps en temps sa conscience resurgit. Elle cite : « La peinture serait ce qui me permet d’avoir accès à la conscience inconsciente du corps, à l’expérience qu’il vit et qui le fait encore, et agir ».


Elle ne veut pas montrer le monde actif : ce que l’homme fabrique, ce que les artistes contemporains nous présentent, elle se distingue de l’art contemporain. D’habitude un artiste se fond dans un genre d’art, mais elle, ça ne l’intéresse pas. Elle veut juste nous expliquer que pour elle , la peinture est une sorte de moyen d’exploration, de recherche d’elle-même. Mais restera-t-elle longtemps loin de l’art contemporain ?


Rebecca Breekpot, Brasseurs

Visite d'une galerie à Anvers: Huub Van Der Loo présenté par Perrine


La nature nous réserve de drôles de tours


J’ai choisi d’analyser une œuvre de Huub Van Der Loo, exposée à la galerie Van Der Mieden, à Anvers. L'œuvre, nommée « Olieverf en bijenwas op linnen » signifie en français « Huile sur toile et cire d'abeille ».. On peut y voir des lignes droites partant dans tous les sens. Il y en a des blanches, des noires, des brunes, en différents tons. Certaines semblent même être blanches et brunes. Le fond de la peinture est vert. A certains endroits, on remarque les coups de peinture de l’artiste. Cette œuvre serait plutôt portée sur la nature représentant des arbres poussant sur un fond vert, l’herbe par beau temps. Les lignes de différentes couleursqpartent vraiment dans tous les sens, on ne peut leurs donner un sens certaines étant parallèles et d'autres non On peut distinguer même à certains endroits les coups de pinceau de l'artiste.
Cette oeuvre serait plus portée sur la nature. Selon moi, il s'agirait d'arbres poussant dans une atmosphère verte représentant alors l'herbe par beau temps (printemps). Ainsi, l'artiste ne représente rien de concret, il laisse l'imagination du public vagabonder. Huub Van der Loo nous laisse donc une liberté devant son eouvre; à nous d'y penser.

J'ai tout de suite été prise par cette peinture. C'est sans doute le fait qu'il n'y ait pas de sens qui m'a le plus interpellé: sans doute cela est- il fait exprès? in n'y a peut-être pas un sens défini. La nature est parfois mystérieuse, il peut être normal d'en faire un jeu ner respectant aucun sens défini...

Perrine Thonon