lundi 24 mai 2010

Jan Fabre: Schizophrène ou multiples personnalités?


Mathilde Simon 6A

Hommage aan Jacques Mesrine (buste), par Jan Fabre, 2008, collection privée en Belgique

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que Fabre était passionné par Mesrine, parce qu’il transgressait les règles mises en place par la société, parce qu’il était libre à sa manière et que au fond, tout le monde a envie d’être révolutionnaire et de pouvoir faire ce qu’il veut. Mesrine ne se souciait de rien, sinon de sa liberté.
Ainsi, Fabre a fait plusieurs performances artistiques, qui parlaient de Mesrine et de sa vie entière. On peut voir ça comme des performances biographiques.
Il a aussi réalisé cette œuvre que je vais tenter de comprendre un peu mieux.

Voici un buste, représentant probablement Jacques Mesrine, le célèbre bandit, qui dévalisait les banques. Il était surnommé l’homme aux mille visages. C’est sans doute pourquoi Jan Fabre a décidé de le représenter avec plusieurs faces, plusieurs profils.
Sur un profil, il tire la langue, peut être un moyen de montrer que Mesrine se moquait de tout. C’est -un «Va-Te-Faire-Voir » à la société entière. Peut être qu’aussi Fabre aurait voulu faire ça, tirer la langue à tout, un profil autobiographique ? On peut en effet trouver des ressemblances entre ces deux personnages. Jan Fabre a écrit un ouvrage, « Art kept me out of jail ». Cela veut dire pour moi que s’il n’avait pas pu réaliser ses œuvres, il aurait fini comme Mesrine. Il s’identifie à lui, et en lui rendant hommage, il le prend comme modèle de vie.

Pour ma part, ce que je vois dans cette œuvre, c’est qu’une personne peut en cacher d’autres. Par exemple, une personne n’a pas qu’une seule personnalité. On n’est pas les mêmes devant tout le monde.
Ca me fait penser à quelqu’un de schizophrène peut être. Quelqu’un qui ne sait pas vraiment qui il est. On peut être plusieurs choses à la fois, sans vraiment s’en rendre compte.

En conclusion, on peut être qui on décide d’être, mais assumer le fait qu’on cache plusieurs facettes de notre personnalité en nous.

Miroir, mon beau miroir

Maurane Crespin, 6D

Dans l'installation "Little monster" de Jessica Ballenger, nous sommes plongés dans un univers enfantin recouvert de différentes couleurs vives qui, associées donnent à la pièce un coté kitch. Cette note colorée donne l'ambiance d'une maison de poupée celle-ci est dotée de matériaux peu onéreux.
L'œuvre qui m'a tout particulièrement interpellée dans cette installation est la disposition de miroirs sur les murs. Ceux-ci sont brodés, chacun avec un message différent tels que "Think happy", "Do it now"... Chacune de ces brèves phrases aspire à un accomplissement personnel, à progresser. Par l'intermédiaire de son œuvre, elle s'immisce directement dans notre intérieur, dans notre vécu, elle nous interroge sur les raisons pour lesquelles notre existence en est là à cet instant précis. Elle ne donne aucune réponse au spectateur, le laissant libre de suivre un cheminement personnel et de répondre à ses questions lui-même, sans autre intermédiaire. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'il s'agit ici de miroirs. Ce que l'on remarque en premier lieu c'est notre propre reflet, ce que l'on représente ici et maintenant. De plus, en alliant cette petite phrase positive -même si elle s'avère un peu clichée- avec le reflet du spectateur, elle offre une envie de mieux. Elle permet de quitter le rôle passif que l'on occupe dans notre vie pour enfin se mettre face à notre existence -comme nous sommes face au miroir- et nous propose d'enfin en devenir acteur.

Doter l'anodin d'exceptionnel


Maurane Crespin, 6D

« The dangers of petrification » est une collection de pierres banales comme on peut en trouver sur son chemin. Elle est sobrement présentée dans deux vitrines. Chaque caillou possède une étiquette nominative : une pierre blanche représente un nuage, une autre, une éponge, les petits cailloux blancs et carrés sont des morceaux de sucre, etc. Ces pierres ont été choisies pour leur ressemblance avec des "objets réels" pseudo-pétrifiés auxquelles elles sont associées. Ce sont avant tout, des pierres qui représentent des choses directement issues du quotidien.
Ces cailloux, pétrifiés donnent l'impression d'être dans un univers dans lequel le temps est suspendu. Ils sont dans leur phase finale, terminale. Rien ne modifiera plus leur aspect. Il s'agit d'objets statiques : des pierres auxquelles ont invente une histoire, auxquelles on donne une signification. Jimmie Durham nous interroge sur la manière dont on classe les choses. Il remet en question la signification univoque que l'on peut leur attribuer. Comme des enfants qui s’inventent des histoires avec des feuilles et des brindilles, Jimmie Durham transforme des cailloux en pierres précieuses à ses yeux. On se retrouve en dehors de l'espace temps afin de remettre en question la valeur que l'on donne aux choses simples qui nous entourent.

Une vie plus intéressante

Laurie Sacré, 6A
Je suis allée visiter un musée d’art contemporain à Gand (S.M.A.K). Mes impressions?

Au début, c’est très dur car nous ne connaissions pas tout les codes qui permettent de déchiffrer les oeuvres... Mais j’adore!

Premièrement, j’ai le fait que les oeuvres brisent toutes les conventions, toutes les règles académiques. Les oeuvres contemporaines sont charmantes par leur originalité. Par exemple, les oeuvres de Michel François où nous pouvions découvrir des pissenlits accrochés au plafond ou encore un cube de verre brisé. Ensuite, ce qui est remarquable, c’est de voir de nouvelles choses (car l’art contemporain n’appartient à aucun mouvement). Je suis émue devant une oeuvre hors-norme et je ne le suis pas devant un tableau académique qu’il me semble avoir déjà vu 1000 fois! Enfin, j’adore l’art contemporain car les oeuvres nous permettent de réfléchir (le message est implicite). Cet art nous permet d’avoir un autre point de vue sur la vie. Et comme disait R. Filliou: “L’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art”.

Comme un poisson dans l'eau


Alice Rikken, 6D


En entrant dans la galerie où se trouve les œuvres d’Honoré D’O nos yeux ne savaient pas où se poser. Des couleurs, des objets attiraient notre regard partout : en haut, à gauche, à droite où dont-on regarder ?

Il est en effet difficile de se concentrer sur une seule chose à la fois. Mais un objet, pourtant placé dans un coin, attire notre attention : un ange. Un ange un peu spécial car nous avons tout de suite remarqué que ses ailes étaient en béton alors que son corps était très léger fait a partir d’ouate, d’un coussin,… On comprend alors vite que l’ange est un auto portrait de l'artiste.

Cela nous permet de rentrer un peu plus dans sa vie et de vouloir en savoir plus sur cette œuvre et sur toutes les autres. L’ange a des lunettes de soleil, l’artiste serait donc un séducteur, il a une flûte qui représente sa passion pour la musique, il tient son premier agenda…

Nous avons alors cette incroyable impression qu’il veut se rendre proche de nous et ça marche pas mal, très bien même car cela nous met à l’aise et le reste de l’exposition devient un réel plaisir !

Honoré d’O, l’art contemporain lui va bien!


Elodie Lenzke, 6A


La Galerie Nadja Vilenne accueille en ce moment les œuvres d’Honoré d’O, un artiste belge, dans une exposition intitulée « AU VOLANT. More possible poetry ». Cette exposition, bien que pointue, est très ludique. En effet, les œuvres sont réalisées à l’aide d’objets de la vie quotidienne, comme des masques anti-pollution, des hosties acidulées ou encore des jouets.

Ainsi, on y trouve une œuvre hilarante représentant un portrait de Napoléon. Il porte un casque bleu, auquel est attaché une brosse de balais. Son appareil digestif est représenté par une corde à linge soutenant des objets et un masque anti-pollution, il y a également une chaussure, une chaussette sale et la présence des couleurs du drapeau français. Cette création a laissé une trace dans ma mémoire car elle est totalement décalée, ça change des portraits habituels que l’on peut voir de Napoléon dans les manuels scolaire. J'aime aussi le fait que l’artiste travaille à partir de son vécu et nous emmène dans un univers qui lui est propre.

Une autre œuvre rebondissante de l’exposition est bENGEL, l’autoportrait d’Honoré d’O en angelot malicieux. C’est une œuvre surprenante, car une fois de plus, elle nous fait entrer en souriant dans l’univers décalé de l’artiste. La création à un coté enfantin avec ses collages. Les matériaux utilisés sont simples et fragiles : sur un triptyque formé de Trois plaques de métal récupérées, deux ballons de baudruche, de l’ouate, un coussin, du plâtre, un masque, un tuyau en guise de flûte…

Les matériaux qu'utilise cet artiste peuvent se dégrader rapidement, pourtant il semble travailler pour l’éternité. Après avoir vu l’œuvre, on vit avec le souvenir de cette œuvre. Le spectateur est porté par la poésie d’un instant précis, c’est un moment d’apesanteur, de tranquillité ou tout peut disparaitre, avec les matériaux.

Pour moi l’art contemporain, est un art étonnant face auquel on ne peut pas rester de marbre. Chacun à une approche personnelle et peut avoir une vision de l’œuvre différente sans quelle soit fausse pour autant. Cet art est surprenant, il n’est pas répétitif, il est original car il n’est pas fait avec des objets qui se rapportent nécessairement à l’art comme les pinceaux ou les toiles.

vendredi 21 mai 2010

Des balles pour l'art


Des balles pour l’art

Cédric Christies est un artiste sensationnel Anglais. L’œuvre « what’s the point » possède toutes les caractéristiques de son travail : des balles, des couleurs, des formes épurées !

Le travail est sympathique car le but est d’amuser le spectateur et non pas de l’ennuyer. Il est inutile d’ajouter qu’il ne faut chercher aucun sens à ses créations mais juste les apprécier pour ce qu’elles sont-des œuvres esthétiques utilisant les couleurs des balles de snooker. Ajoutons que Cédric Christie insiste fortement sur les formes géométriques et essaye d’avoir des œuvres aux styles épurés. Même dans ces titres l’artiste va jouer la simplicité et l’aspect enfant : « pure red » pour une œuvre avec que des balles rouge, « mickey » pour une ressemblant à la tête à mickey mouse la célèbre souris de Disney. Pour Cédric, l’art est un jeu qui permet une relation entre l’œuvre et le spectateur. Cette vision ludique de l’art différencie vraiment notre Anglais.

Les matériaux de prédilection de Cédric Christies sont le métal et les balles de snooker. L’artiste crée ainsi un mélange entre la rigidité du métal et l’aspect mouvant de la balle. Les couleurs sont importante elles aussi mais restent toujours dans la même gamme : rouge, bleue, noir, blanc, le rose. Notons que les créations de l’artiste ne sont pas si rigides que cela car elles peuvent être accrochées au mur ou alors posées sur le sol mais tout cela dépend évidemment de l’artiste.

Son travail me fait penser au jeu populaire de la loterie nationale : le loto. Les balles de toutes les couleurs tirées au hasard se retrouvent enserrées dans le bras métalliques qui fait la chance d’un heureux gagnant. Il est vrai que Cedric Christie vit le loto tous les jours en créant et en vendant ses œuvres. Une autre idée qui me vient quand je regarde ses œuvres celle de jouer de prendre les balles tout comme un enfant déciderait de prendre des billes.

En conclusion, nous pouvons dire que les créations de Cédric Christies sont inhabituelles mais très agréables à regarder mais aussi l’élément suprême c’est qu’elles font ressortir le coté enfant qui se cache en nous !

Masset Benoit 6d