mardi 19 mai 2009

Pipilotti Rist, Sip my ocean


Sirotez mon océan.


Ce jeudi 26 mars nous sommes allés au musée d'art contemporain d'Anvers, le Museum van Hedendaagse Kunst Antwerpen (le MuHKA). Cette visite s'est effectuée dans le cadre du cours d'art d'expression du collège Sainte Véronique.


J'ai décidé d'orienter mon travail vers l'oeuvre de Pipilotti Rist, Sip my ocean (Sirotez mon océan). Cette installation est composé de deux projecteurs et d'un haut parleur. Un des projecteurs projette sur un mur droit et l'autre sur le mur gauche, car les deux murs se rejoignent. Les images aussi se rejoignent, comme s'il y avait un miroir au milieu. La musique diffusée par le haut parleur est Wicked Game, c'est une reprise. L'originale est chantée par Chris Isaak. Cette chanson parle d'amour et de certaines douleurs que l'on peut éprouver à cause de ce dernier. Les images représentées sur les différents murs sont différentes, mais elles ont un rapport commun, l'eau. Les images montrent des personnes dans l'eau et des images sous marines.


Pipilotti Rist est en réalité Elisabeth Charlotte Rist, elle est née en 1962 à Grabs en Suisse. Elle travaille beaucoup la vidéo ainsi que la photographie.


L'impression que j'ai eue en voyant cette oeuvre est une impression de bien être important, la chanson est très agréable à écouter et les images sont aussi très belles. De plus, je me suis senti fort petit comparé à la grandeur des images projetées. C'est très impressionnant. Je ne connaissais pas d'oeuvre telle que celle la, et je suis très heureux de l'avoir découverte. Cela me donne l'envie de conserver notre nature, nos oceans. J'ai, aussi, très vite éprouver l'envie de partager ce que j'ai vus à mes camarades, je n'en revenais pas d'avoir ressenti une pareille émotion devant une installation pareille.


Julien Penasse


Suchan Kinoshita

Sarchiè Elisa

Exposition de la galerie d’art contemporain de Nadja Vilenne.

« Déchets d’un jour, déchets de toujours ! »


Regardez avec votre imagination, apprenez un certain langage et une série de code.

Au terme de cet apprentissage, visiter la galerie d’art contemporain de Mme Nadja Vilenne et de son mari Jean-Michel Bodquin éveillera beaucoup votre curiosité et apportera un nouveau regard sur ce que l’on peut créer avec des objets destiné à la poubelle !

Ce couple partage, en plus de leur amour, leur passion pour l’art. Une exposition très particulière qui regroupe, entre autre, des sculptures de détritus. En effet, les déchets sont ce qui reste d’un épisode de la vie d’un être humain en vadrouille. Quand celui-ci est en perpétuel déplacement, on peut considérer que les déchets ont plus de familiarité avec le lieu qui fût, une fois, habité. Les déchets sont donc dans un certains sens plus authentiques. L’homme laisse sa trace dans des souvenirs et des déchets !

La première œuvre est un triplet de poubelles de Suchan Kinoshita. A première vue celles-ci semblent être 3 blocs de charbon… Un matériel qui fût, ne l’oublions pas, au début des années 50 le principal gagne-pain des émigrés. A l’intérieur de ces poubelles, il y a des déchets tout à fait inertes qui ont appartenu à une personne à un moment bien précis dans le temps et dans l’espace… Ces trois poubelles à reliques ne vont pas voyager en tant que déchet normaux car ils ne seront pas jeté, triés et recyclés. Ils vont voyager en tant qu’œuvre intouchable et presque inestimable !

D’un point de vue social et politique c’est une jolie caricature du monde actuel !

Les hommes, bien qu’ils soient tous semblables, réussissent à se diviser selon des gradations absurdes dans la société. Ils s’octroient des valeurs disproportionnées…

Ensuite, de Honoré d'O, l’œuvre la plus farfelue … Les canards dans l’espace, un véritable renversement des perceptions. Des objets artificiels, de grande surface pour représenter le squelette de 3 … (canards) qui sont censé vivre dans la nature … Est-ce une façon de dénoncer l’homme qui pollue la nature avec ses déplacements ?

De plus, la structure de l’œuvre compte sur un rouleau de papier toilette pour la maintenir.

Le papier toilette qui est LE déchet par excellence et est ici fondamental !

Ces canards semblent prendre leurs envols comme il est naturellement juste qu’ils migrent vers d’autres horizons … Mais aujourd’hui, avec le trafic qu’il y a, aussi bien sur terre que dans les airs, qui voyagent le plus : les hommes ou les canards ?

Christian PAVEL

ART numérique: Christian PAVEL,

http://users.skynet.be/virtuel.Space/

Au travers d'une réalisation de Christian PAVEL, j'ai pu m'ouvrir aux champs de l'art numérique. Cet art m'a semblé intriguant, attractif, original et très intéressant. Sa "web galerie", bien qu'inhabituelle, présente une multitude d'analogies avec l'art contemporain. Le web art est une fenêtre ouverte sur l'art contemporain. C'est au moyen d'une musique perçante que le spectateur est emporté et conduit vers les différentes œuvres de l'artiste. Ainsi, nous sommes plongés dans une atmosphère particulière, où Christian PAVEL nous montre le message.

Dirigeons nous tout d'abord vers les images et les œuvres artistique sur le site. On pouvait y trouver une femme sous différente angles avec plusieurs significations. Par exemple, une femme parfaite dans un univers ambigu, calme et épineux. L'artiste nous parle sur cette réalisation :" image de la beauté plastique d'une femme uniforme et sans valeur". Remarquons que l'artiste dénonce notre société actuelle d'hyperconsommation. Cela est une première caractéristique de 'art contemporain. Aussi, dans d'autres galeries on pouvait découvrir des images tels que: un tunnel d'âmes, ou encore "ville de l'eau: futur proche". Une ville anéantie par les inondations. Effectivement, le public est immergé dans des angoisses et préoccupations futurs de notre société.

Penchons nous ensuite sur les animations. Celles-ci sont assez pertinentes et frappantes. En premier lieu, nous pouvons observer une vidéo d'une enfant nous racontant la mort de sa mère, à cause de la guerre dans son village. Cette histoire nous rappelle l'enfance oubliée des enfants qui souffrent horriblement de cette situation conflictuelle dans le monde. D'autre part, on peut aussi interpréter les œuvres de l'artiste comme visionnaire certes, mais également comme des faits réels et actuels. Malgré que nous n'en discutions pas, ou bien que les médias évitent ces sujets atroces. Puis, un photo-montage sur l'évolution de l'homme nous remémorant notre origine. Cependant, on remarquera l'omniprésence d'angles et univers assez étranges nous portant vers certaines interrogations et analyses profondes. Personnellement, je l'ai interprété comme une mise à distance et une dénonciation des défauts, laideurs, superficialité et les aspects abominables de l'âme humaine.

Par ailleurs, persévérons vers la dernière rubrique du site, où il est possible de jouer à plusieurs jeux. C'est une variété de jeux plutôt "rétro" et simples. Poker, ping-pong, té tris et autres. Ceux-ci, ayant été modifiés, la manière de jouer est alors modifiée. Cela peut paraître énigmatique, néanmoins ça nous confronte à des idées et conceptions de l'artiste. On peut penser qu'il s'agit de montrer son opposition ou refus contre les effets de masse de société qui tendent à tout généraliser et universaliser. On peut également le percevoir comme une volonté de changement ou une liberté plus accentué dans notre monde. Par conséquent, le fait de le passer par un jeu démontrerait la subtilité et renfoncerait l'ironie du propos de l'artiste.

Finalement, concluons que l'art numérique nous fait voyager bien loin tout en exerçant notre esprit critique !

François

Jean-Marie Gheerardjin


Pourquoi des mouches ?

Ce jeudi 26 mars 2009, nous sommes allés visiter le Muhka, à Anvers dans le cadre du cours d’arts d’expression. A l’étage consacré à Jacques Lizène, est exposée une œuvre de Jean-Marie Gheerardjin. Celle-ci est nommée « Le bombardier » et a été réalisée en 1987.

L’œuvre se compose de plusieurs éléments. D’une part, une photo en noir et blanc de la queue d’un bombardier de type B-17 Flying Fortress américain de la seconde guerre mondiale. Celui ci est très endommagé, on suppose qu’il a été abattu et s’est écrasé. Un homme, inconnu, s’appuie sur la tôle déchiquetée de l’appareil. D’autre part, un avion qui semble être un bombardier B-25 Mitchell américain de la seconde guerre mondiale également. Sa structure est constituée de mouches mortes. L’avion semble en mouvement, prêt à fondre sur sa proie.

Il y a diverses oppositions frappantes : mouvement donné à l’appareil en vol, immobilité du B-17 écrasé ; vitalité du B-25 et immobilité, rigidité des cadavres de mouches ; enfin, être humain vivant debout devant la queue d’un avion détruit, mort symbole de destruction.

Je pense que l’on peut tirer plusieurs interprétations de cette œuvre. Il faut cependant répondre à la question : « pourquoi des mouches ? ». Les mouches symbolisent plusieurs aspects : la mort (les mouches naissent sur les cadavres, et ici, sont mortes), la quantité (il y a beaucoup de mouches), mais aussi la ressemblance, l’agacement ( par le bruit qu’elle font, le fait qu’elles nous collent sans cesse), et enfin les excréments (qui attirent les mouches).

C’est une hécatombe de mouches que l’artiste nous présente ici. Elle représente les hécatombes humaines, ici celles de la seconde guerre mondiale. Des milliers de gens sont morts durant les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale ; militaires comme civils. Les mouches représentent ces aviateurs vrombissant par milliers dans le ciel, toujours présents, harcelant, semant la mort, vivant de cette mort ; mais aussi leurs victimes, ces milliers d’êtres humains, minuscules et indissociables vus du ciel, immobiles à jamais, balayés par les bombes comme de vulgaires parasites.

L’œuvre et ses thèmes principaux sont donc très chaotiques. La mort, les hécatombes, la vie et ce qu’elle peut représenter pour certains sont aux premiers plans: On peut se demander ce que ressent l’artiste à faire vivre, grandir ses mouches pour les exterminer ensuite. Jean-Marie Gheerardjin pourrait être considéré comme un dictateur, peu soucieux des vies qu’il prend au nom d’un projet, d’une réalisation. Peut-être est-ce là, la comparaison qu’il veut faire naître dans notre esprit. Par la prise de conscience et la réflexion intellectuelle du spectateur, l’artiste veut peut-être nous faire comprendre qu’il est aussi absurde de tuer des milliers de mouches pour une œuvre d’art que de massacrer des millions de gens pour une idéologie.

J’ai trouvé cette œuvre très intéressante. Elle pourrait sembler facile au premier abord, les oppositions étant assez perceptibles. Néanmoins, un peu de réflexion nous montre que l’œuvre peut avoir des milliers de sens. Celui que je viens d’exprimer semblait pour moi le meilleur . Néanmoins, il est difficile d’interpréter la pensée qui a traversé l’artiste durant la création d’une telle œuvre : celle ci est très originale et ne manque pas de sens cachés.

L’œuvre nous montre que l’art s’interprète de manière très personnelle et subjective, chacun apportant son bagage culturel dans son interprétation. Elle nous permet ainsi de développer notre méthode de réflexion et notre jugement critique.

Schils renaud

mardi 12 mai 2009

Visite collective: galerie Nadja Vilenne par Julien

Les premiers pas dans la galerie Nadja Vilenne

Nous sommes allés à la galerie Nadja Vilenne Lorsque l'on à poussé la porte nous somme arrivés devant une pièce vidéo de Anne Daems. C'est une photographe qui décide de travailler sur une perception du quotidien. Elle nous montre sous forme d'images volées des gens dans leur vie de tous les jours. Elle préfère cadrer son image sur les détails. On observe avant tout des gros plans. L'installation nous montre 6 moniteurs vidéo installés sur un socle. On peut les comparer à des sculptures. Ces 6 moniteurs occupent l'espace de sorte à ce que l'on puisse en voir un et en voir un autre du coin de l'œil, comme si on se baladait dans l'image.


Lorsque nous sommes montés à l'étage, nous avons pu observer 80 panneaux contenant 8 photos différentes. C'est une pièce ancienne de Jacques Charlier datant des années 80.
Les photos représentent des personnalités connues dans le monde de l'art qui assistent à des vernissages notamment celui de Charlier.
. Cette oeuvre est une oeuvre sociologique et conceptuelle car, Jacques Charlier étudie le public. En effet, il ne se photographie pas lui, mais son public qui vient visiter ses vernissages. On peut remarquer ici une mise en abîme
.

Dans la troisième partie, l'artiste
Kenneth Mroczek utilise des objets trouvés sur des brocantes qu'il dispose comme cela lui plaît. On peut percevoir un retour au rustique qui nous plaisait tant il y a peu de temps.

Julien Penasse




Visite personnelle d'une exposition: Alix



Les vidéos littéraires

Pour ma seconde immersion dans le monde de l'art contemporain, j'ai décidé de me rendre à l'exposition de Wilmes et Mascaux à L'Espace 251 Nord, à Liège. Très vite, j'ai été étonnée par les quantités et de photos et de vidéos qui se faisaient face tout en étant liées par leur thème, et leurs empreintes de silicone.
Le thème était le suivant: Les voyages dans le monde et les endroits abandonnés des villes. Cela pour nous montrer l' «hors champs». Ces lieux ne sont pas choisis au hasard: ce sont des lieux déserts et mystérieux comme, par exemple, celui où l'on a testé la bombe d'Hiroshima, qui nous permet de voir le monde qui s'effondre sous un autre angle de vue et, de plus, d'avoir une expérience sensible. les vidéos (shot d'une minute) sont projetées soit sur des grands écrans plats, soit dans des petites télévisions. Ces projections sont des textes assez drôles à la première lecture et dénués de sens, mais il faut être capable d'aller voir au-delà de l'apparence, des mots, et alors là, on comprend que ce sont les instants futils de la vie qu'on a tendance à vite oublier Les photographies sont toutes en grand format et placées face aux vidéos. Ainsi on a un tout étant donné que ces photos représentent des choses insolites auxquelles peu de gens font attention. Enfin, parlons des empreintes en silicone : elles sont peu nombreuses, de taille différente et placées entre les écrans. L'artiste a opté pour le silicone car c'est une matière qui sait rester sobre et donc, qui correspond à l'optique de l'exposition. Pourquoi des empreintes? Tout simplement pour faire référence à celles de notre vie. Cette dernière nous marque aux moments futils et qui dit marquer, dit très souvent empreinte.

Alix Sepulchre

billet de Mélanie: impressions sur l'atmosphère des expositions

La première fois que je suis rentrée dans une galerie, je n'étais pas très enchantée par les lieux. Cette froideur, ce silence, ce vide et ce calme pesant me rendait très mal à l'aise: je ne savais plus où me mettre. Encore aujourd'hui, les galeries ne suscitent guère mon admiration. Souvent les œuvres qui y sont exposées me semblent encore fort abstraites et ridicules. Effectivement, j'ai encore du mal à comprendre cette exaltation devant certaines œuvres alors que pour moi, elles sont dénudées et de sens et complètement absurdes. Par contre, je trouve les centres beaucoup plus chaleureux et ouverts au public. Les œuvres s'y trouvant suscitent beaucoup plus la curiosité, c'est une ambiance qui permet la participation du public. D'ailleurs, je pense que c'est un des points les plus importants pour faire susciter la curiosité de la découverte dans le monde de l'art

Mélanie Appeldoorn